Paroles d'un patron : interview de Yann GOZLAN, fondateur de PUSH & PULL. "OSER, PROPOSER, ECOUTER"

Interview de Yann GOZLAN, fondateur de PUSH & PULL.

« OSER, PROPOSER, ECOUTER ! »

Yann GOZLAN a recruté une ancienne diplômée de Rise, Myriam KAOU, qui a intégré le monde du travail par la voie de l’alternance. Paroles d’un patron sur le rapport école / entreprise aujourd’hui.

En quoi consiste Push&Pull ?

Push & Pull est une société en forte croissance, éditrice de sites web avec notamment : www.lesguidesagir.com et www.comment-choisir.tv, deux sites faisant référence dans le domaine de la rénovation de l’habitat, et www.mdexpert.tv, web-tv à destination des professionnels présentant les différents métiers du marketing web.

Comment s’est passée l’intégration de Myriam Kaou ?

J’ai connu Myriam au sein de ma précédente structure. J’ai contacté Rise car je recherchais un profil d’une école de commerce en alternance et à l’époque, les écoles comme celle-ci n’étaient pas nombreuses ! Le groupe Rise est l’un des précurseurs de cette pédagogie. Je m’en suis rapproché pour obtenir des CV et c’est de cette façon que Myriam a retenu mon attention. Pourquoi l’alternance ? Je crois à la formation par le biais de l’entreprise : j’ai déjà été tuteur d’une trentaine de jeunes et je pense que pour avoir un véritable esprit d’entreprise, il faut les accompagner dans leur 1er emploi. Aujourd’hui la transmission du savoir-faire par la pratique est indispensable.

Pourquoi avoir choisi une étudiante Rise ?

En recherchant l’école, je n’ai pas uniquement analysé les CV mais aussi son discours et son programme pédagogique. Ceux-ci étaient en adéquation avec ma vision des choses et la mission que je proposais. J’ai également étudié le planning prévisionnel de l’étudiant, afin d’être sûr que le poste correspondait aux études suivies et vice versa. Il doit y avoir une cohérence entre la demande du jeune et le besoin de l’entreprise ! Un étudiant a besoin de reconnaissance et d’être motivé. Avec une confiance réciproque, on parvient à une relation très efficace !

Quel est votre ressenti quant à la formation que Myriam a reçue ?

Rise a évolué en améliorant sa structure. On sent la volonté du groupe de mettre en place des plans de formation en adéquation avec l’entreprise moderne.

Seriez-vous prêt à recruter d’autres profils Rise ?

J’en ai déjà recruté ! Tous ne sont pas restés. Ils sont partis non pas parce qu’ils ne se plaisaient pas au sein de Push&Pull, mais parce qu’à l’issue d’une formation en alternance, il s’agit de leur premier job. Le jeune y reste pendant deux ou trois ans, puis ressent le besoin de découvrir d’autres horizons pour comparer, et savoir s’il peut connaître mieux ailleurs. Aujourd’hui, la montée en compétences s’effectue souvent par le changement d’entreprise : c’est dommage, car le principal actif d’une société, ce sont justement les équipes. J’essaie pour ma part de les faire progresser afin de les fidéliser à long terme. Mais il faut tout de même se donner les moyens d’évoluer, et c’est le cas de Myriam, qui vit une belle aventure dans notre structure, grâce aux opportunités qu’elle a su saisir !

Votre conseil pour qu’un étudiant réussisse dans le commerce ?

1er conseil : l’orthographe ! Cela peut paraitre simple mais nombreux sont ceux qui négligent cet aspect, sous prétexte de ne pas avoir besoin de l’écriture dans leur travail. Pourtant, c’est un élément décisif au moment d’un recrutement. Lorsqu’il est face à un interlocuteur, malgré sa forte motivation, le jeune se décrédibilise à cause de la rédaction d’un mail ou de son CV… L’orthographe, cela représente la rigueur, le respect des règles. Dans une entreprise, un jeune apporte innovation et motivation, mais il doit accepter en contrepartie de suivre les règles « des anciens », auxquelles les supérieurs sont (très !) attachés.

2e conseil : l’écoute !

3ème conseil : les acquis. L’étudiant ne doit pas hésiter à utiliser ses connaissances pour en faire profiter son entreprise d’accueil. C’est l’attente de son employeur ! Aujourd’hui, la société est assez cloisonnée. Le jeune considère l’école comme faisant partie de sa vie privée, et l’entreprise sa vie professionnelle. Alors que chaque entité doit se servir l’une de l’autre. En conclusion, le jeune doit oser, proposer et écouter !